Neige.

Neige.
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Les perles blanches tombaient en mille poussières d'argent, colorant d'une éblouissante lueur le monde, enseveli sous le manteau de la Nuit.
Et Elle, les bras tendus, suivait le mouvement des insaisissables flocons. Elle valsait, les paupières closes, portée par une légère brise qui se glissait sous sa peau et la faisait frissonner d'aise.
Lorsqu'Elle ouvrit les yeux, les lumières autour d'elle l'accompagnaient dans sa céleste danse et virevoltaient dans son regard en un tourbillon d'éclats scintillant.
Face à cet épais tapis blanc, plus majestueux et pure que le Soleil lui-même, les larmes perlèrent sous ses cils et un sourire d'une jouissance infinie se grava sur son visage. Chaque souffle gonflait son c½ur du plus innocent bonheur.

Voilà, ce moment féérique, où plus rien ne compte, où seul les battements résonnant dans la poitrine se font entendre, où seul le souffle de l'Hivers rappelle à la réalité, où seul la pale Lune éclaire la neige qui vous embrasse de ses lèvres glacées, où seul ce baiser juvénile est utile à votre vie, tant la simplicité du moment vous écarte de tout tracas. Elle aussi connaissait les miracles des premiers déluges.
Et, comme la misère du monde, tous ses tourments se noyaient sous cette couverture blanche.
Qu'importe ses pieds nus, Elle ne les sentait même plus tant la glace les avait engourdis. Et, puisqu'Elle ne touchait plus le sol, Elle avait l'impression de voler.
Plus libre que le vent, la fuite du temps n'avait plus d'emprise sur Elle.

Et puis, soudain, la neige cessa de tomber, Elle arrêta de valser et son c½ur se calma. Chancelante, Elle reprit ses esprits et leva les yeux au ciel. Ce fut avec la plus infâme stupeur qu'elle se rendit compte qu'il n'y en avait pas ! Pas de nuit étoilée, endormie au dessus d'Elle !
Sa tête se mit à tourner et Elle fut prise d'un désagréable sentiment d'oppression. Ses yeux, écarquillés, étaient fixés sur un point qu'Elle ne voyait pas. Tremblant de tout son corps, son âme criant à l'agonie, Elle fut frappée par la sinistre vérité et accablée de désespoir, Elle tomba sur cette neige artificielle, qui avait perdu toute sa grâce et sa splendeur.

Dans une paisible chaumière, les yeux d'un enfant brillaient. Emerveillé face à son cadeau de Noël, il ne se lassait plus de secouer cette petite boule à neige, qu'il tenait bien fermement dans ses mains potelées.
Il regardait avec attention cette magnifique danseuse qui valsait sous une trombe de flocons en plastique. Jamais ce regard innocent n'aurait perçus cette infinie mélancolie qui baignait les yeux de cette âme sans fortune, enfermée pour l'Eternité dans une prison de verre, percevant la Vie sans pouvoir y goûter.

Sous cette boule à neige, une inscription presque effacée disait
« Aux bonheurs fictifs, la Vie est une prison dorée où transparait l'image d'une béatitude inexistante. »





Manon Detalle.
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# Posté le mercredi 11 novembre 2009 15:05

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 15:44

By the way...

By the way...
J'ai appris en même temps que mes tremblements sont dûs à l'abus de caféine...

Le tensiomètre aime pas trop ça, ça le fait foirer!


Donc, BA du jour, arrêté le coca et la café, l'eau c'est beaucoup plus sain :-)





[ C'est pas moi qui l'ai dit et encore moins qui le ferait! ]
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# Posté le mardi 10 novembre 2009 15:01

Lot in my head.

Lot in my head.
Selon les médecins, paraitrait qu'il manque une connexion dans mon cervau.. Ca fait très bon genre en langage médical mais d'après ce que j'ai compris, une pertie de mes neurones ne peuvent pas se relier : ceux de l'équilibre, du bonheur.

Ce qui me donnerait constamment des idées de défaite et m'empêcheraient d'être heureuse, m'obligeraient même à être malheureuse tout le temps.

Je ne savais même pas que cette maladie existait, un malentontreux événement m'a obligé à le découvrir. J'ai donc appris la triste nouvelle.

Si je suis malheureuse, ce n'est pas à cause des épreuves que je traverse mais à cause de mon putain de cerveau qui déconne.

Fort heureusement, ces chers américains ont le remede miracle, ils appellent cela la pilule du bonheur : sans abrutissement, sans accoutumance, recrée juste le lien manquant entre les neurones dont on a tant besoin pour apprécier la vie!

Conclusion : c'est un nouveau départ, une nouvelle chance qui s'offrent à moi et je n'ai plus la nécessité de me lamenter sur mon sort. D'ici un petit mois, je serai sevrée, et insensible comme vous tous.


J'en profite donc pour m'excuser auprès des personnes que j'ai royalement emmerdées, mais sachez, pour ma défénse, que c'est médicalement prouvé, aussi fou que cela puisse paraître!









[ C'est parfois une très grosse connerie qui peut nous sauver la vie ... ]

# Posté le mardi 10 novembre 2009 14:54

Addicted to you.

Addicted to you.
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* Affalée sur le lit,directe est la montée,
Le produit circule en moi et je rentre dans mon univers,
Dans ce monde si dur où l'évasion oblige,
La réalité trop pressante.
Alors j'ai choisi de me tuer à petit feu,
De toute façon je ne dois rien à personne, nan.
Et c'est ce que j'ai trouvé de mieux, je l'avoue.
Enfin je croyais un peu à l'avenir
J'étais peut-être un peu trop réveuse,
Quand ma vie m'a fait devenir cette jeune que les gens craignent,
Mon mal être m'entraine vers le fond,


Chaque jour c'est la même rengaine, ouais j'ai renoncé à me battre. *



[ Keny Arkana - Le fardeau. ]
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# Posté le samedi 07 novembre 2009 09:11

Modifié le mardi 10 novembre 2009 14:20

Tares familiales...

Tares familiales...
On ressemble plus à nos parents qu'on le croit, et surtout plus qu'on le voudrait.

Vais-je reproduire leurs erreurs ?
Ai-je leurs vices encrés en moi ?

J'y pense tous les jours.
Pourtant, je les aime.


Mais pour rien au monde je ne voudrais suivre leurs traces.




[ Still I love you, and I'm wandering if you do ...]
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# Posté le samedi 07 novembre 2009 08:21

Modifié le mardi 10 novembre 2009 14:20